Littérature

  • Provocations 26

    15 décembre 2007

    Brahma

    Je suis en train de me coltiner un pavé sur la synthèse des yogas d’Aurobindo et je viens de découvrir mon erreur au sujet de brahma. Ce n’est pas lui, mais purusha qui fait la paire avec prakriti, un peu comme ishwara-shakti. Mea culpa donc. Il n’empêche que Brahma n’en est pas pour autant le principe créateur du monde, mais plutôt de l’indouisme comme tu le soulignes avec l’aide de wikipédia.

    A toute

     

    17 décembre 2007

    C’est cool ou c’est crool ?

    Voilà, le Roro est reparti à la casa, je peux donc me consacrer au dossier Le Crabe. Ce furent deux jours sympas avec le Frisé, qui avait besoin de repos et de calme. Il a été initié au Shesh Besh (avec quelque talent d’ailleurs...) et il a lu une grande partie de notre Correspondance. Il a beaucoup aimé, il nous trouve très forts ! (enfin surtout moi...)

    Venons-en donc à nos moutons (pas noirs... Bien fait pour la Bloche). Avant toute chose, relis mon dernier message, puis le tien. Tu as sans doute déjà oublié quelques détails... Bon, maintenant, il me faut liquider un point pénible ; tu sais à quel point je tiens à rester civil et bien élevé avec toi, mais il me faut quand même te dire de changer de verres de contact, ou de bien lire avant de partir sur ta réaction. Et le voilà qui démarre sur le défaitisme, l’effondrement, pourquoi pas l’Apocalypse tant qu’on y est. J’ai pas écris "quand tout s’ECROULE inexo- rablement", mais s’écoule, sans R. C’est déjà plus cool, non ? Je ne commenterai donc pas ta réponse, qui repose sur de mauvaises bases. Autre malentendu, quand je dis que tu aimes l’idée de se projeter, c’est lorsque tu écris que moi, je me projette dans une autre réalité, une déité, etc. Bref que tu imagines que ma pratique comporte une méthode de projection. Et c’est alors là que je développe dans mon précédent message que tu peux relire avec profit. Voilà, les malentendus, c’est fait...

    Ensuite, et c’est encore un malentendu (tu n’étais décidément pas à ton affaire, j’espère que ce petit break t’auras fait le plus grand bien), car quand j’écris : "Je lis avec plaisir que tu reconnais tes limites, ce qui est une autre façon de se situer par rapport à une échelle...", il n’est nulle part question de l’intervention d’un être éclairé, mais de sa propre évaluation tout comme je le faisais quand j’écrivais il y a déjà longtemps que je me trouvais au pied d’une échelle. Si on connait ses limites, on se situe forcément par comparaison avec ceux qui n’ont pas ces limites-là, non ?

    Pour la manipulation, on va dire que je suis globalement d’accord avec toi, je ne polémique pas sur les détails... Quant au ton irritant et de la réaction qui en découle, je pensais avoir donné clairement mon point de vue. Il y a deux façons de répondre à un excès, à mon avis : soit on ne répond pas, pour ne pas envenimer la situation, soit on doit réagir avec aussi une touche d’excès, pour utiliser le même ton qui pourra éventuellement bousculer le vis-à-vis. Cela peut s’interpréter comme un "perte de sa superbe", mais ce n’est pas forcément la vérité.

    The xapi (en ton hommage)

    PS :

    1. Joe, qui en fait est une demoiselle rebaptisée Rustine, n’a pas encore gagné la partie, je résiste à ses cris déchirants et ses yeux humides... Je suis un vrai monstre...

    2. Peux-tu me renvoyer la 2eme compil, j’ai effacé le message avant de télécharger le fichier...

    3. Sinon, ça va les dents ?

     

    Brahma. Les avis sont partagés

    "Brahmâ est la réalité suprême qui à créé le monde. Une fois celui ci engendré, Vishnu a pour mission de le conserver. Ni Vishnu, la force centripète et Shiva, la force centrifuge ne peuvent en effet être à l’origine de la création. Brahmâ est la personnification du brahman, c’est-à-dire l’Esprit Universel, l’Absolu, représenté dans chaque être par le soi individuel (atman). Malgré son importance dans la Trimurti, Brahmâ est peu vénéré, un seul temple lui est consacré, à Puskara au Rajasthan.

    "Lorsqu’il créa l’univers, Brahmâ engendra la déesse Shatarupa. Elle était si belle que le dieu créateur ne cessait de la regarder. Il se dota même d’une cinquième tête afin de la suivre..."

    Source : http://pagesperso-orange.fr/indianred/brahma.htm

    Within the hindu trinity of Brahma, Vishnu and Shiva, Brahma is the creator, Vishnu the preserver and Shiva the destroyer.

    In order to create the world and produce the human race, Brahma made a goddess out of himself.

    http://www.sanatansociety.org/hindu_gods_and_godde sses/brahma. htm

    The creative principle of the universe is called Brahma in Sanskrit. Brahma, who is depicted as emerging from the navel lotus of Narayana, is a metaphor for all of creation : its laws, its inherent intelligence, and its consciously manifested potencies which operate as sages, saints, rishis, devas, celestials, and divine beings of all kinds of nature, temperament and description.

    http://www.sanskritmantra.com/brahma.htm

    Etc, etc, je peux t’en trouver des comme ça à la pelle en 5 minutes. Alors voilà, je ne suis pas spécialiste de l’hindouisme, mais il y a quand même d’autres explications que la tienne qui me donnent raison, et pas que sur Wikipedia !

    Sans haine et sans esprit revanchard, Edouard !

     

    30 décembre 2007

    Bonne année !

    Un grand merci pour tout ce temps que tu as bien voulu me consacrer et mes meilleurs voeux pour la suite qui s’annonce prometteuse quoiqu’il arrive.

    Le crabe

    PS Mes meilleurs voeux à rustine ex joe qui n’est certainement plus dans la remise.

    PS 2 Salutations de Steve qui passe Noël en famille aux US pour la première fois depuis 20 ans.

     

    Mais merci à toi mon cher ! Je me demandais si tu avais largué les amarres, n’ayant pas eu de réponse à mon dernier message... Content de voir que le ton un peu rude et les arguments irréfutables n’ont pas suffit à me rayer de la liste de ton agenda ! (héhéhéhé)

    La suite sera ce qu’elle sera, mais elle ne dépend que de nous pour qu’elle devienne transcendentalement sublime...

    Tous mes vœux de joie, bonheur, santé, prospérité, sagesse, amour, découvertes, réalisations, surprises, et plus si affinités.

    Le rat

    PS : le chat te miaou bien aussi... la sale bête s’est incrustée comme tu le supputes, j’ai même sacrifié une porte pour installer une chatière... Fais chier, je suis un faible !

    Transmet donc mes amitiés à l’ami Steve si tu y penses...

  • Provocations 25

    14 décembre 2007

    Enthousiasme

    Je comprends le malentendu. En écrivant, “tu es sur la bonne route”, je me met à ta place, c’est donc toi qui est censé le dire. Sans parler de l’ironie à peine voilée.

    Je serais ravi si un être éclairé pouvait me rassurer en me situant sur une échelle. La reconnaissance de mes limites n’est en aucun cas une comparaison avec d’autres avancées sur le chemin spirituel.

    La résistance à la manipulation est une façon de renforcer sa personnalité. Il arrive un stade ou plus rien n’a vraiment d’importance, ou tout en a sans préséance. Il peut être même jouissif de se laisser manipuler si l’on en est conscient. Cela revient d’ailleurs à manipuler le manipulateur. Et si l’on ne s’en rend pas compte il n’y a même pas lieu d’en parler.

    Il est bien clair que tu ne vas pas te transformer en tibétain d’un coup de baguette magique. Tu n’y tiens sûrement pas. Par “marcher sur les pas”, j’entends suivre l’exemple, s’inspirer.

    Dans ton cas, je doute disposer d’arguments susceptibles de te bousculer dans tes convictions. C’est dans ce sens que mon ton irritant et ma facon arrogante t’ont fait perdre un instant de ta superbe qui est certainement une effluve de tes pratiques quotidiennes facilitée par la limitation des contraintes qu’occasionne une vie d’ermite. Alors oui, on peut parler d’excès, de caricature, de mauvaise foi. Il n’empêche qu’il y a réaction et c’est une info qui est toujours bonne à observer, ne penses-tu pas ?

    “Comment figer quoi que ce soit quand tout s’écroule inexorablement ?” C’est vaste tout ca. D’abord, c’est emprunt d’une certaine forme de défaitisme. Ensuite, c’est encore un phénomène qui prend place dans la durée, dans le temps. Ce ne peut être l’instant. Et pour finir, si tes réalisations et tes pratiques impliquaient un effondrement, il y a bien longtemps que tu aurais cessé le manège.

    C’est marrant, je pensais que c’était toi qui passait ton temps à te projeter dans une réalité indicible. Les visualisations de déités, c’est pas trop ma tasse de thé. J’ai pris cette image en illustration. Quand à l’enthousiasme et la joie, dur, dur quand tout s’écroule inexorablement.

    J’adhère total à ta description du secret. C’est juste que je ne l’appellerais pas ainsi. J’appellerais ça un précieux trésor (dont la cachette ne peut être dévoilée au risque de faire un mauvais usage de ce magot.)

    Alors Joe a fini par gagner la partie ?

    Je file remettre en place un agrégat qui me fait mal quand je mâche.

    A toute !

  • Provocations 24

    13 décembre 2007


    Puzzles


    Il est vrai que j’ai pensé que ton aquoibonisme avait pris le dessus. Et c’est vrai que, sans aller jusqu’à l’impatience, j’ouvre ma boite électronique avec l’espoir de te lire.
    Tu extrapoles en déduisant que la reconnaissance de la grandeur d’un être implique que celui qui le suit est sur la bonne route. C’est d’ailleurs, en gros, l’essence de notre propos.
    Quant au manipulateur, qui ne l’est pas ? À commencer par ton lama qui t’amène où il veut, pour ton bien, va sans dire. Ce que tu appelles ici un contre-pied est plutôt une reconnaissance de mes limites ainsi qu’un rectificatif en ce qui concerne le respect des sages au parfum des techniques millénaires. Non, je ne juge personne. Je me contente de t’exposer ma vision, ses causes et idéalement le but à venir. Avec toi j’explore.
    Comme tu le disais si bien y’a pas longtemps, si je juge l’approche de l’autre alors on est deux à le faire.
    Le piédestal, c’est surtout ta perception qui est forcément la conséquence de ta conscience d’être en chemin sur les pas de ton vénérable. Finalement il n’est pas très important de savoir qui a tort ou raison et par rapport à quoi ou à qui, mais plutôt comment on se sent chacun dans sa réalité.
    Comme je te le disais auparavant, malgré quelques travers imprimés par une longue pratique, je n’éprouve plus le besoin aujourd’hui de déconstruire le système de l’autre pour raffermir ma position. Avec toi, je peux m’autoriser des excès de provocation et d’ailleurs ça paie puisque j’arrive à te bousculer la moindre. En ce sens, le défoulement gratuit devient un excellent argument.
    Je te remercie de ne pas t’étaler sur ta quête d’une réalité extraordinaire et son cortège d’expériences para-sensorielles. C’est visiblement pas le moment en ce qui me concerne. Non pas que je minimise leur impact, bien au contraire puisque j’en ai aussi eu mon lot, mais j’exprime plutôt mon souci de commencer et recommencer toujours tout propre, tout neuf, en évitant de figer ces instants bénis en en faisant des modèles à atteindre sur la longue route.
    Ma rencontre avec LZR à Kopan fût à l’époque une sacrée baffe. Je crois que je t’ai déjà raconté cette anecdote, mais je la retranscris ici pour illustrer mon propos.
    “Nous étions un groupe de quatre à l’entrée de la gompa lorsque soudain, LZR et un proche disciple se pointent à l’autre bout de la tente à 20 mètres environ. Ils viennent droit sur nous. Tout le monde se lève immédiatement pour manifester leur respect et je reste assis. Il vient tout naturellement droit sur moi et, plié en deux, me pose les deux fameuses questions que tout le monde en Asie te pose, à savoir : What is youar name et Where are you from ? En réponse à la première question, j’ai la désagréable surprise de m’entendre presque gerber mon nom qui sonne d’ailleurs déjà comme tel. L’étrange sensation d’être entouré de mille bras aimants me permet de répondre un peu mieux à la deuxième question. Depuis cette rencontre, chaque fois que je croisais LZR, je me prosternais spontanément et avec joie et non pas machinalement, en remerciement pour l’immense enseignement dont j’ai pu bénéficier alors.”
    C’était il y a 25 ans. Je m’en souviens comme si c’était hier. Son absence totale de jugement et son amour palpable furent comme un miroir sans tache. Je me suis immédiatement vu. Je n’assumais absolument pas ma petite révolte de ne pas me lever à son approche. Je lui serai éternellement reconnaissant pour cet enseignement inestimable. Je comprends donc parfaitement à quel point son influence te subjugue.
    Je me rappelle aussi de la visite de Lama Yeshe à mon paternel à Vesenaz. Ils semblaient s’être reconnus, un peu comme des frères.
    En fait, nous voyons dans l’autre ce que nous avons le plus besoin d’apprendre. Si le miroir est sans tache, le retour de la projection peut être assez violent. Cette violence ne provient pas du Lama en l’occurrence, mais de ce qu’on envoie dans le miroir.
    Si je ne sais pas aujourd’hui quel reflet j’obtiendrais en rencontrant à nouveau ton ami spirituel, je suis en revanche convaincu que ce ne serait pas un remake. Bien que sa dimension soit tout à fait impressionnante c’est encore moi qui la définit comme telle et qui me place dans le tableau.
    Il me semble qu’il existe dans ta pratique des visualisations où tu te projettes dans une déité. Au delà de l’image d’une telle méditation, il y a un fait assez concret qui fait de toi l’être que tu penses être. Le fait que ce soit une visualisation n’enlève rien à la réalité du moment dans laquelle tu t’immerges. J’ai choisi (est-ce bien moi ou mon karma) de m’aimer, de me faire confiance et de suivre mon chemin. Cette attitude implique presque inévitablement une perception d’arrogance par mes proches et mon franc parler ne vient pas corriger l’image.
    Pour le moment cette conséquence ne me porte pas trop ombrage mais ne me conforte pas non plus. L’analyse discriminante et les échanges de vues sur les idées, dogmes, pratiques et propositions n’ont pour ainsi dire jamais été convaincantes. Dans ce sens, je désespère de rencontrer l’ami spirituel. C’est aussi une des raisons pour lesquelles j’ai pris le parti de le déceler au travers de tous mes contacts en considérant la terre comme un terrain de jeu sacré. Il ne m’est dorénavant plus possible d’apprendre sans m’amuser. Je préfère ne rien foutre. Je pense d’ailleurs que là réside notre seule vraie responsabilité ici-bas. Ainsi il ne peut y avoir de regrets.
    Qu’en est-il des secrets ? Y aurait-il des choses que tu ne saurais dire ? Tu titilles ma curiosité.
    Quant au puzzle, je me réjouis avec toi devant le petit enfant qui a trouvé une pièce. Malheureusement, en l’occurrence et comme tu sembles le suggérer, le puzzle est vivant et vraisemblablement un reflet de tes projections. Il ne te sera donc pas difficile de te convaincre que tu as enfin trouvé une pièce et qu’il reste heureusement encore bien des zones obscures qui permettent de continuer à jouer. L’image se précise parce que tu en as décidé ainsi. Mais je ne vais pas recommencer. 50 pages devraient suffire.
    Comme tu le dis, nous sommes certainement très semblables, du moins dans notre quête. Pourtant, je m’épanouis dans la surprise et l’impro alors qu’il te faut un cadre pour fonctionner efficacement. C’est un constat et non un jugement et je suis sincèrement très heureux que tu aies trouvé ce cadre. Ma démarche est plus aléatoire mais elle correspond à ma nature. Ainsi tout est bien dans le meilleur des mondes.


    Herr Myth


    PS. Blocher est viré du Conseil Fédéral, mais comme t’as la TV, tu le savais sûrement déjà.
    PS 2 : J’assure la mise à jour des échanges du rat et du crabe. Je nous imagine la lire dans 20 ans…

     

    "Te voilà reconnaissant la grandeur de l’ami spirituel, et me voici tout soudain sur la bonne route !" En écrivant cela, je n’extrapolais pas, je ne faisais que te citer :
    "j’avais pu, de mes yeux, vérifier la grandeur de ton ami spirituel (…) Il n’y a donc aucun problème en ce qui te concerne. Tu es sur la bonne route"


    Voilà, ça c’est fait…


    J’avoue bien volontiers que, moi aussi, je suis excité quand je vois un message du crabe parmi tous les autres messages publicitaires… Quelles émotions vont encore surgir à lire les pensées du correspondant contradicteur et néanmoins ami.
    Je lis avec plaisir que tu reconnais tes limites, ce qui est une autre façon de se situer par rapport à une échelle… question de mots (héhéhéhé). J’ai de plus en plus l’impression qu’on est beaucoup plus en accord qu’on veut bien se l’avouer. Cele rendrait notre petit jeu bien moins excitant, sans doute…
    C’est vrai que nous sommes tous des manipulateurs, même le chat qui essaie de me séduire, de m’apitoyer pour obtenir l’accès à l’Eldorado chauffé. La sagesse commence peut-être lorsque l’on se rend compte que l’on est manipulé, et qu’on peut choisir de se laisser faire ou non.
    Bien sûr que c’est ma perception qui te voyais perché sur un piédestal. What else ? Peut-être est-elle valide, peut-être pas. Ca dépend aussi des fois. Des fois je pousse pour m’y mettre à tes côtés, et des fois tu te retrouves en bas. Ainsi tourne le samsara. Autre chose, je ne pense pas suivre les pas de mon maître… Comment pourrais-je ? Je ne suis ni tibétain, ni sherpa. Et il ne viendra pas à l’idée de Lama Zopa de me guider sur ses traces. Lama Zopa marche à mes côtés, disponible quand nécessaire, mais jamais interventionniste. En 15 ans, je ne suis allé que deux fois lui demander des conseils pour ma pratique, et jamais il n’est venu me dire quoi faire (du moins directement, si on fait abstraction des enseignements où l’on peut interpréter pour soi ce qui est dit – c’est d’ailleurs le but des enseignements…)
    T’as raison, nul n’a raison ou tort, l’essentiel étant d’être le plus possible en harmonie avec soi-même à chaque instant, quitte à modifier sa direction lorsque l’instant le demande ou le permet. Tu peux aussi me bousculer si tes arguments sont valides, je ne demande que ça. L’ennui avec l’excès, c’est qu’il est difficile de rester mesuré, sous peine d’être balayé. Il faut donc pousser un peu aussi sur l’excès pour apporter une réponse qui soit proche au niveau intensité. Cela peut amener très vite à tutoyer la mauvaise foi ou l’amnésie. Toujours les facéties du "Je"…
    Encore d’accord avec toi quand tu dis qu’il ne faut pas figer les instants bénis de l’expérience (quelle qu’elle soit…) Pas besoin de boulet. Ce ne sont pour moi non pas des modèles à reproduire, mais des confirmations de la bonne direction, en aucun cas un but à atteindre en soi. De toute façon, impossible de reproduire une expérience subjective, donc comme je le disais un autre jour, faut être attentif, et observer de manière détachée, sans amener de l’émotion (toujours le Je…). Bref, comment figer quoi que ce soit quand tout s’écoule inexorablement… ???
    Je me souviens de ta rencontre (tu me l’avais racontée) avec Lama Zopa à Kopan, mais ce n’était pas la première, il y eut Viviers avant ! Anyway, c’est une belle rencontre, comme on ne peut en avoir qu’avec des êtres particuliers, pourvus de certaines qualités que je souhaiterais aussi posséder, et dépourvus des défauts dont j’aimerais me débarrasser. Ils sont effectivement des miroirs dans lesquels on peut se voir en profondeur. Enfin bref, chuis fan, tu l’auras compris ! Et en plus, Rimpoché a prit un aspect impressionnant, qu’il n’avait pas forcément avant quand il était dans l’ombre de Lama Yeshe. Pour moi, les seuls enseignements pour lesquels je me déplace avec le "troupeau" c’est lorsque c’est avec LZR. C’est vraiment expérimental, vraiment loin de toute théorie.
    Tu aimes décidément beaucoup l’idée de se projeter, soit dans une autre réalité, soit sous l’aspect d’une déité. Ce n’est pas ainsi que cela se passe. Se projeter signifierait sortir, aller de soi vers l’extérieur ou vers l’autre, qui serait là, préexistant. En fait, c’est une méthode qui permet de casser l’image ordinaire de soi, misérabiliste ou pleine de morgue, ou autre, pour faire résonner la divinité qui est notre véritable nature. La fierté divine. On ne peut plus se laisser aller à ses délires si on est la déité. Plus de place pour la dépression, le découragement ; place à l’enthousiasme, la confiance et la joie ! Bon d’accord, c’est pas tout le temps le cas !!! Mais c’est ainsi que cela devrait fonctionner si la méthode est appliquée correctement.
    Pour ce qui est du secret, c’est un voeu que l’on prend lors de l’initiation de ne pas révéler ses réalisations, quelle qu’elles soient. C’est un peu comme de raconter un rêve : plus on essaie, plus il se dissipe. Il vaut mieux garder pour soi, et de ne les partager qu’avec le maître. De toute façon, cela n’amène rien de positif : L’un développe son ego, l’autre développe le scepticisme. Là en l’occurrence, je n’aurais de toutes façons pas grand chose à raconter !


    Quant à ta conclusion, rien à rajouter ou à soustraire, j’adhère Robert.


    Joe le chat (le grand est écroulé, il m’a chargé de te répondre… chuis déjà contaminé !!!! au secours !!!!)


    PS :
    1. j’ai appris la bonne nouvelle sur Blocher en lisant
    la presse matinale sur internet (encore une habitude
    que tu peux ajouter à la liste)
    2. Merci pour la compil, à figer pour l’éternité pour
    faire rire une infinité de lecteurs…