14/03/2018

Provocations 19

8 décembre 2007


Muskil nahi hai !


Punaise ce que je peux être con des fois, j’hallucine ! J’ai changé de provider internet, et j’ai donc dû utiliser une nouvelle box. Je me suis planté dans une prise à la con, et ça marchait naturellement pas. Je pestais contre Télé2 de merde, qui me prive d’internet depuis 6 jours. Ce soir, je décide de tout recommencer à zéro, et je vois le bug. Je me sens tellement ridicule… Comme la fois où je vais rapporter un truc à pile qui marchait pas et le vendeur remet les piles à l’endroit… Trop la honte. Enfin, l’essentiel est d’être à nouveau connecté, n’est-il pas ?
Enfin, quand je te lis, je me dis que ce n’était pas plus mal d’être privé d’internet… Que de clichés éculés… En plus, t’aurais tendance à radoter, Roger ! Enfin, je dois pas le dire trop fort non plus ; je suis aussi pas mal dans le genre. On a au moins le mérite d’être cohérents. Bon, trêve de préliminaires, entrons donc dans le coeur du sujet.


1. Ma connaissance de l’hindouisme est sans doute partielle, mais en ce qui concerne Brahma, nous sommes nombreux à partager la même erreur : "Brahmâ est le dieu créateur de l’hindouisme, le premier membre de la Trimurti, la trinité des déités hindoues majeures (toutes écloses d’un oeuf), les autres membres étant Vishnou et Shiva… Ce dieu est un deus otiosus : bien qu’étant le créateur de toutes choses, il n’y a qu’un seul temple lui étant totalement dédié, à Pushkar au Rajasthan… Dans le bouddhisme, Brahmâ n’est pas considéré comme le créateur du monde mais comme le roi des dieux ; il est, comme toute créature en dehors des bouddhas et des arhat, soumis au cycle du samsara."
Encyclopédie Wikipedia
Peut-être devrais-tu apporter un rectificatif pour éclairer la communauté ? Wikipedia serait-elle un nid d’infiltrés bouddhistes masqués…


2. Comparer est-ce critiquer ? Je n’ai fait que mentionner les différences entre hindouisme et bouddhisme. C’est ton interprétation (qui voit que l’explication bouddhiste va plus loin) qui te fait me soupçonner de critiquer. Poser des questions peut montrer les limites des réponses de chaque tradition. Mais libre à chacun de se contenter des réponses données…


3. Le Tantra, du moins dans sa forme la plus aboutie, est une méthode d’accomplissement, c’est-à-dire d’expérience directe par le travail sur le corps subtil. Ce n’est plus une projection, c’est une actualisation. Le chemin devient le but. Une fois de plus, ce n’est qu’une méthode, mais certainement l’une des plus rapide et efficace (du moins si l’on considère celles qui sont actuellement transmises dans ce monde…) C’est fou comme tu ne peux pas admettre qu’une méthode fonctionne, parce que le pratiquant n’a pas des antennes qui lui poussent sur le crâne, ou qu’il ne se met pas à léviter à tout va. Tu n’est qu’un cartésien indécrottable !


4. La disparition du "Je" qui perçoit lors de l’expérience du présent n’est qu’une mise entre parenthèses momentanée. On est encore loin de la réalisation suprême, comme tu l’écris. Celle-ci implique en effet une extinction permanente du "Je", avec comme conséquence la sagesse et la compassion universelle et ultime. Plus aucune influence karmique, la liberté totale et complète.


5. Même si tu ne penses pas que cette méthode puisse permettre de remettre le "Je" à sa juste place, pourtant il suffit de constater les résultats sur certains êtres existant aujourd’hui sur cette planète (tu en as rencontré toi-même quelques-uns).


6. Quant à la "rétribution", j’aurais parié ma main droite que tu tomberais dans le panneau à pieds joints… Je le connais mon Pierrot. J’ai hésité à utiliser le mot mérite, mais je me suis dit que ce serait un peu gros. J’utilise le mot "rétribution" pour "résultat", "conséquence". Comme la rétribution de mettre sa main dans le feu, c’est de se brûler. Il n’y a pas de notion de punition, ou de récompense, ou de jugement. C’est juste la conséquence d’une action particulière et de la nature du feu, qui est de brûler. Le feu n’a pas l’intention de punir, de brûler. C’est simplement sa nature. Même chose pour le karma, le mérite, la rétribution, quel que soit le terme employé.


7. Nul besoin d’attendre d’être Bouddha pour ouvrir sa gueule ; seulement, être conscient que l’analyse et que la réponse donnée sont biaisées par le filtre de ses propres certitudes, ignorance, orgueil, attachement, colère, etc. Sachant cela, on devient peut-être plus prudent, moins tranchant, moins blessant. Le consensus helvétique, quoi ! ;-)


8. Quant à Loretta, sans faire de la psycho à deux balles, je pense que son principal problème provient d’un grand manque de confiance en elle, de self esteem, ce qui se manifeste par une parano qui fait office de bouclier protecteur. Manque d’amour probablement… C’est vrai qu’avec toi, ce ne doit pas être évident… mais elle était prévenue !


9. L’isolement qui nous guette, comme tu dis, est déjà présent ici. C’est tellement jouissif. J’appellerais ça solitude plutôt. Je me sens tellement différent de mes congénères, je n’ai pas (ou plus ?) cet instinct grégaire qui me pousserait vers le groupe. Et pourtant, je suis bien avec les gens (pas trop longtemps quand même). Puissé-je mourir seul, sans regret, sans crainte de perdre ou de quitter, paisible… Do not worry for the Chapati, c’est juste le signe que notre anéantissement est proche…


Que le Manitou t’éclaire, Albert !


PS : 1. le C majuscule était bien évidemment volontaire… pas de fausse modestie voyons, n’ayons pas peur d’être tout simplement géniaux…
2. par both dur, je signifiais longue est la route… c’est ce que répondent certains vieux himachalis quand on leur demande si c’est encore loin…

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